This work of spontaneous “ethnomusicology” by two French officials in Cambodia during the 1920s is a precious rendition of the traditional musical repertoire before modernization.
Albert Tricon, a French magistrate based in Phnom Penh, attempted to transcribe what he called “the Far-Eastern scale” with Western half-tones notations.Charles Bellan, a civil officer who studied Khmer language and local cultures (in particular Caodaism in Vietnam) during his free time — as well as a staunch opponent to Resident-Superieur Francois Baudoin - , wrote down the lyrics mostly by ear.
Historians will note the presence of the figure of the King in these popular tunes, alluded to with reverence, empathy or irony, depending on the mood. “Respectfully” dedicated to His Majesty “Preas Sisovath Chom Chakrepongs” [King Sisowath], the book might have received the approval of the Palace, as the Royal coat of arms is reproduced on several pages.
However, Paris-exiled Areno Yukanthor, a grandson of King Norodom I and son of the banished Prince Arun Yukanthor នរោត្តម អរុណយុគន្ធរ (1860 — 27 June 1934), in his Au seuil du Narthex Khmèr. Boniments sur les conflits de 2 points cardinaux (Paris, Aux Éditions d’Asie, 1931, 431 p.), pointed out various translation errors in the book, blaming the authors for diluting the rich poetic fantasy of the Khmer tunes and deliberately concealing the anticolonalist message hidden in the lyrics of many of these songs. We’ll develop his critical reading later.
In the song ‘Preas Bat Chum Veang’ (ព្រះបាទជុំវាំងSteps or Footprints Around the Palace, a traditional song still performed during Khmer wedding ceremonies with different lyrics about a beautiful, cold an ), a lover laments to have to walk around the Royal Palace from which the beloved woman, named Ten, is prevented to leave:
Traces de pas autour du palais, / O Ten ! traces de pas, / O Tèn ! autour du palais. / Le roi t’emprisonne, / O Ten I dans son palais, / O Ten ! de bronze. / Murs en maçonnerie, / O Ten ! et pierres de taille, / O Ten ! jointes, serrées.
Dans le palais de bronze, / O Ten ! que le roi, / O Ten ! t’a donné. / Jadis tu étais à moi, O Ten ! parce que tu étais belle et libre, / maintenant tu es à un autre. / O ma chère jolie, / O ma chère! tu m’as abandonné / tout seul. / Traces de pas autour du palais. / O Ten ! réunis tous les amis, réunis tes partisans. / Réunis les princes, / O Ten ! dans le palais, / O Ten ! dans ton beau palais.
Footprints around the palace, / O Ten! footprints, / O Ten! around the palace. / The king imprisons you, / O Ten! in his palace, / O Ten! of bronze. Masonry walls, / O Ten! and cut stones, / O Ten! joined, tightly.
In the bronze palace, / O Ten! that the king, / O Ten! gave to you. / Once you were mine, / O Ten! because you were beautiful and free, / now you belong to another. / O my dear pretty one, / O my dear one! you abandoned me/all alone. / Footprints around the palace. / O Ten! Gather all your friends, gather your supporters. / Gather the princes, / O Ten! in the palace, / O Ten! in your beautiful palace.
The song conjures the blurry shapes of such lonely young men idling at night along the Western walls of the Royal Palace (nowadays on Street 19, វិថី ព្រះអង្គយុគន្ធរ Preah Yukhantor St.) observed by the author of Saramani, danseuse khmèr (1919).
In its modern version, the lyrics of this song describe a man expressing his love for a girl represented by the cool fragrance of the romdul flower.
Exiled Prince Areno Yukhantor sternly criticized this work of Charles Bellan, noting about the latter
Déjà assez malheureux dans ses entreprises politiques, cet ancien Administrateur-Résident entreprit courageusement d’écrire un roman intitulé : Fleur de Lotus, dont la préface du bon M. Paul Brulat nous dispense de toute appréciation littéraire. M. Paul Brulat le compare à Salambô de Flaubert. Il y a de ça. Ça sent le moisi : une reconstitution de l’époque d’Angkor où M. Charles Bellan ajoute de son propre chef, afin de pimenter sans doute son exotisme, des corydons chapardés dans des livres plus ou moins gidiformes. Ses mésaventures politiques n’ont pas guéri M. Charles Bellan du désir de faire plus joli. Il y a pourtant du vrai dans sa politique comme dans sa littérature. La réalité est assez belle comme cela. Bref, cet homme malheureux a commis également recueil de « chansons cambodgiennes » avec les annotations musicales de M. Tricon, et, chose prévisible, une magnifique préface de M. Charles Régismanset [ADB: this foreword doesn’t appear in the present edition]. Comme on s’assemble ! […]
« Ces chansons jolies et gracieuses nous sont le meilleur garant de l’action durable de notre autorité. A ce titre, elles constituent un précieux document POLITIQUE. » C’est M. Régismanset lui-même qui a souligné politique. Mais voyons la traduction de ce « précieux document politique ». Elle est accompagnée de textes khmèrs transcrits en lettres latines un peu au petit bonheur, selon l’usage local et administratif actuel. Justement, nous trouvons, pp. 75 – 6, en une série de chansonnettes sur les mangues, une des plus délicieuses satires qu’on ait écrites contre la Mission Civilisatrice. En voici deux strophes : O branche unique de manguier — qui vous élevez multipliant vos rameaux — à qui appartenez-vous— sinon à Monseigneur le Résident Supérieur ? — Monseigneur est venu se planter dans notre pays — en propriétaire averti vous plantant — pour un ombrage prospère, — afin que les peuples divers viennent se réunir en notre agréable et doux pays. — Maisons ou pierres, belles et toutes prêtes, — toutes déjà meublées comme il convient, — toutes pleines de marchandises convoitées— qui témoignent des ventes et trocs — par processions de va et vient fluctuant d’entrées et de sorties — qui s’écoulent en vagues humaines et débordent : — les Français se gavent.
Il est vrai que, clans le texte cambodgien, à cause d’une coquille ou défaut de transcription, on imprime si leon au lieu de si leang. Le mot leon n’existe pas en khmèr. Nous n’avons que les mots luong et leang. Ce dernier signifie régaler, banqueter aux frais de quelqu’un. […] Un subtil ministre cambodgien quelconque « gagné à la cause française », pourra certainement contourner les difficultés en traduisant de cette belle manière : « Tout ce peuple qui travaille… fait des ripailles aux frais de la France. » C’est ce que nous avons fait. Car ces chansonnettes étaient composées en 1908 – 9, par les étudiants de ma génération.
Bref, le sens de ce mot, final de la strophe finale, est éclairé par la chansonnette suivante qui est carrément obscène, mais M. Bellan n’a pas l’air de s’en apercevoir. Donnons une strophe de sa traduction : Les uns cueillent une mangue, — les autres deux ; ils — se les disputent — et cherchent la protection de « Luk Thom ».
« Luk Thom » désigne M. le Résident Supérieur. Plus tard, on parlera de la gracieuse petite Maarsî. Le noyau de la mangue, une fois ouvert, donne l’impression d’une moule qui baille dans sa sauce marinière. A vingt ans de distance, les moeurs ont évolué sous le meme angle.
Pour ce qui est aux entours de 1908 – 1909, nous renvoyons nos lecteurs à M. Roland Meyer, dont tout un chapitre de Saramani, mémoire romancé d’un ancien chef de la Sûreté, est consacré à ce genre de scandales.
Mais voyons une autre de ces « chansons ». Titre : Sdétch daer, « voyage du roi » dit M. Bellan. Nous traduisons : Marche du Prince. On verra plus loin la différence « essentielle ». M. Bellan traduit ainsi les deux premières strophes: Le roi monte à cheval, — à dos d’éléphant, — sur les « reachea-sey », — sur les palanquins fleuris. Deux avec toi, petite — douce et exquise chérie — ontrons dans la forêt silencieuse et lointaine — pour nous unir.
Au mot « reachéa sey », M. Bellan met en note: « sorte de cage que l’on met sur le dos de l’éléphant. » Une trouvaille !… Readjcaséiy ou, selon le mode de transcription adopté par le dernier congrès des Orientalistes (qui date d’un quart de siècle) Râjâsî, est une chimère, « monture du Prince » dans le rituel initiatique. Notre traducteur confond ce mot avec readjnaa ou râjanâ qui désigne, non point la « cage », mais l’apparat général,de la « monture », même quand cette monture est une jonque. Dans un délicieux poème intitulé Rajna, Léon Dédebat prenait, confusion moins grave, ce mot pour désignation de la jonque royale elle-même. Il va du reste dans cette traduction comme de ce mot. Il serait fastidieux de reprendre vers par vers. Nous né pouvons cependant laisser passer celui-ci : Srânok oet ak, ce qui veut dire, mot à mot : « Bonheur non discontinu ». M. Bellan né s’est pas, contenté d’un si vulgaire mot à mot. Il le remplace par une invention : « Cela fait du bien ». Puis, aux deux dernières strophes, pendant que, selon M. Charles Bellan, les amants s’ébattaient à qui mieux-mieux — cela fait du bien — survint le roi, subrepticement, d’on né sait où : il chassait probablement aux entours et, par un tour de passé-passé, fait disparaître l’amant pour prendre sa place. Les saltimbanques, au moins, préviennent le public de « l’effet », afin de mettre en valeur tout leur mérite : — Voyez Messieu’ dames !… Mais le roi de M. Charles Bellan point. Il est discret. Il est l’âme cambodgienne livrée en fille tout juste pudique à M. Charles Régismanset. Ah ! ces deux Charles !… On découvre cette histoire mirifique aux pp. 103 – 4.
Nous donnerons, à notre tour, une traduction de la « chanson » entière, non pour faire concurrence à M. Bellan ; cette « chanson » a des rapports étroits avec Lucifera-Luciferax: elle s’inscrit en exergue au LIVRE DE LA FORET qui est une version KHMÈRE comme BRIHADARANYAKOPA. NISHAD est une version BRAHMANIQUE. LePrince monte à cheval ; — le Prince monte à éléphant, — chevauche le readjeanséiy-chimère — aux plexus diaprants d’étoiles. Deux qui seuls et tout ma Soeur-petite, — exquise désirée de charme radieuse — pénétrons lé soin profond de baies lointaines autour : forêt et mutuels devers, nous confondre en un. Soeur-petite, étends-toi : — Son frère le regard dardant demeure visage au ciel — par travers du règne la paix ombreuse végétal — où s’ébat la joie calme. Un bonheur long non-discontinu — en la chair d’être fraîchit — de contemplations des fleurs aux sortes universelles — d’où je m’évade, Prince devers Ailleurs. Moi, prince de ma soeur-petite que je conduis — ô si près-du-coeur de toutes manières te portant — cueillir et fleurir ta tempe la fleur — épanoui en vouloir consenti de ton coeur de femme. […]
On a remarqué la parenté d’Angkor avec les vieilles cathédrales de France. Celle que nous venons de signaler est autrement plus féconde: on peut la considérer comme racine mentale, peu susceptible d’être entachée d’ « exotisme », chose dévergondante. Et s’il y a une dégénérescence quelconque de part et d’autre dans la manière d’être métaphysique, éthique, par conséquent sociale, nous tirerons, après comparaison, une conclusion khmère. Il est vrai que Mission Civilisatrice est une personnalité avant tout économique. M. Albert Sarraut, cette cîme du colonialisme français, est l’auteur d’une Mise en valeur des colonies, vaste bouquin de prose administrative.
Et la manière dont cette cîme éloquente envisage le problème colonial est assez caractéristique. Essayons de mettre un peu de logique dans le point de vue sarrautal : comme la France en cette voie s’engage avec un chariot mérovingien, elle est peu désignée, très peu, pour accomplir sa « mission civilisatrice”. [Areno Yukhantor, p 302 – 5]
From Albert Tricon’s foreword:
Un sentiment profond se dégage de toutes les poésies et de toutes les mélodies populaires du Cambodge, celui de la tristesse. Les poètes et les musiciens khmers sont pessimistes et chantent la tristesse de la vie. Comment pourrait-il en être autrement ? Sur ce peuple plane la mélancolie de son histoire. Cette dernière fut admirable. Les bas-reliefs des grands temples, les annales, les stèles nous révèlent la formidable puissance du peuple khmer. Après avoir connu les ardentes joies de la victoire, il éprouva les pires douleurs de l’invasion el de la guerre. Vaincu au Nord par le Siam qui s’installait en maitre dans sa capitale, il était également vaincu au Sud par l’Annam qui le chassait de la Cochinchine. Ce peuple a longtemps erré dans ses montagnes et ses forêts pour échapper à l’étreinte de l’ennemi; et, tandis que ses palais el ses temples délaissés s’ensevelissaient dans leur linceul de verdure, le dernier roi khmer, suivi par quelques serviteurs fidèles, emportait dans sa fuite, son unique bien, l’épée sacrée des ancêtres qui construisirent Angkor.
L’exil jetait ce peuple dans de pénibles et décourageantes pensées contre lesquelles il se réfugiait dans les retraites de la poésie et de la musique. Je né connais pas de chanson de guerre de ce peuple. Je né connais pas non plus ces exquises mélodies qui expriment la joie de vivre, comme celles de notre pays de France ou on a célébré la boisson, la bonne chère et la danse. Ce peuple chante sa tristesse et même lorsqu’il aime il exprime les douleurs et non les joies triomphantes de son amour. […]
La plupart des chansons cambodgiennes expriment le sentiment de l’amour. L’amour occupe une assez large place dans la vie pour qu’on né le chicane pas trop sur celle qu’il a prise dans l’art càm.bodgien. Je reproche même à l’inspiration amoureuse d’avoir envahi presque toute notre musique occidenlale, franchemenl ou subrepticement. Rien n’est plus rare qu’une poésie moderne à laquelle on puisse faire exprimer autre chose que de l’amour, surtout si l’on veut que le sentiment soit tendre, affectueux. La première souffrance d’amour, celle d’un amour non partagé, puis le charme profond de l’amour plus tardivement venu qui cherche l’ombré et la paix. Ces affections, ces joies, ces émotions né sont point rares en pays khmer. [p XI-XII]
[A profound feeling emanates from all the poetry and folk melodies of Cambodia: sadness. Khmer poets and musicians are pessimistic and sing of the sorrow of life. How could it be otherwise? The melancholy of their history hangs over this people. And what a truly remarkable history it was — the bas-reliefs of the great temples, the chronicles, the stelae reveal to us the formidable power of the Khmer people. After experiencing the ardent joys of victory, they endured the worst pains of invasion and war. Defeated in the North by Siam, which established itself as master in its capital, they were also defeated in the South by Annam, which drove them out of Cochinchina. This people wandered for a long time in their mountains and forests to escape the clutches of the enemy; And, while his abandoned palaces and temples were buried in their shroud of greenery, the last Khmer king, followed by a few faithful servants, carried with him in his flight his only possession: the sacred sword of the ancestors who built Angkor.
Exile plunged this people into painful and discouraging thoughts, against which they sought refuge in the retreats of poetry and music. I know of no war songs from this people. Nor do I know of those exquisite melodies that express the joy of living, like those of our country of France, where drink, good food, and dancing are celebrated. This people sings of its sorrow, and even when it loves, it expresses the pain, not the triumphant joys of it. […]
Most Cambodian songs express the feeling of love. Love occupies a large enough place in life that we shouldn’t quibble too much about its role in Cambodian art. I even criticize amorous inspiration for having invaded almost all of our Western music, whether overtly or subtly. Nothing is rarer than modern poetry that can express something other than love, especially if one wants the feeling to be tender and affectionate. The first pain of love, that of unrequited love, then the profound charm of love that comes later, seeking shade and peace. These affections, these joys, these emotions are not uncommon in Khmer culture. [p XI-XII]]
The origin of Cambodia’s National Anthem ?
Angkor Reach
Mélancolie du soir! / Les martins-pêcheurs s’envolent en bandes / pour se percher le long des torrents.
Mélancolie du soir! / En jouant l’air “Angkor réach” / pour endormir le roi.
Mélancolie du soir! / Les merles s’envolent en foule, / se perchent au faîte des sdok.
Mais moi et ma chérie / né nous rencontrons jamais ; / nous né voyons que le bout du pays / de chacun de nous. / Au coucher du soleil, / j’enlève mon turban / et marche sur la lisière de la forêt.
Mes pieds marchent, / mes yeux s’attachent à te chercher,/ je marche le long des bois, / je vois mon aimée puiser de l’eau.
Je t’aperçois; je crois / que c’est l’étoile du matin / qui apparaît pour puiser de l’eau / au fond du ciel brumeux.
Evening melancholy! / Kingfishers fly in flocks / to perch along the streams.
Evening melancholy! / Playing the tune “Angkor Reach” / to lull the king to sleep.
Evening melancholy! / Blackbirds fly in flocks, / perch atop the sdok trees.
But my darling and I / never meet; / we only see the edge of each other’s land. / At sunset, / I remove my head kerchief/and walk along the forest’s edge.
My feet walk, / my eyes are set on finding you, / I walk along the woods, / I see my beloved drawing water.
I glimpse you; I believe / it is the morning star / appearing to draw water / from the depths of the misty sky.
The “lullaby” sung to the king was a folk tune which inspired King Norodom Suramarit (1896 – 1960), Prince Sihanouk’s father and talented musician himself — he played many instruments, including saxophone — to write the melody for the Cambodian National Anthem, Bat Nokor Reach បទនគររាជ [“Song of the Royal Kingdom”]. Nowadays, another traditional wedding song called “Angkor Reach” អង្គររាជ or “Nokor Reach Cheung Prey” នគររាជជើងព្រៃ is performed, with different lyrics. King Suramarit’s composition (1938) was arranged by Francois Perruchot and J. Jekyll, with Perruchot often credited as composer (for instance in the record of all official anthems worldwide made by the London Symphony Orchestra for the 2012 London Olympic Games). Following the troubled modern history of Cambodia, the anthem was adopted in 1941, relinquished on 9 Oct. 1970 (by the Khmer Republic) and on 6 January 1976 (by the Khmer Rouge), and reinstated on 21 Sept. 1993. Buddhist guide and linguist Chhuon Nath wrote the lyrics:
Nokor Reach score and lyrics opening the book Cambodge [Cambodia], Sangkum Reastr Neyum, Ministry of Information, Phnom Penh, 1962.
Nokor Reach score and lyrics opening the book Cambodge [Cambodia], Sangkum Reastr Neyum, Ministry of Information, Phnom Penh, 1962.
We, his servants, wish to take refuge under his completeness
Of sovereign’s line, the ones to build temples
Reigning over old Khmer’s glorious land.
*
Temples of stone, hidden amid forests
Are amazing testimonies of the mighty great kingdom’s triumphs
The Khmer nation standing tough and solid as eternal stone
We hope for the blessings of Cambodia
The great kingdom has existed for a long time.
*
Every temple hears the sound of the Dharma
Reciting with joy, reminding us of the merits of Buddhism
Let us be faithful and loyal to the way of our ancestors
Only the gods will help and provide for the interests
of the Khmer nation, the great kingdom.
[ADB translation)]
______________________
In spite of its approximation, this collection has helped researchers and musicians, almost a century later, in re-creating ancient songs of Cambodia, some of them dating back to pre-Angkorian times.
XVII. PRÉAS BAT CHUM VÉANG (Traces de pas autour du Palais) 63
XVIII. KOMRÈNG 65
XIX. DAMBANG DÈK (Bâton de fer) — TAN TOCH (Petite et tendre ) 67
XX. PEAK PRAMPEL (Les sept paroles) 69
XXI. MON 71
XXII. SVAI CHANTI (Manguier chanti) — SVAI KNONG VEAT (Manguier dans la pagode) — SVAI MUY MEK (Une branche de manguier) — SVAI MUY KUOR (Mangues en grappe) 73
XXIII. ANGKOR REACH 77
XXIV. CHRONG KANGAR 79
XXV. SORIYA LONGÉACH THNGAY (Soleil du soir) 81
XXVI. PHOT CHRONG CHROI(Extrémité de la pointe) 83
XXVlll. POU PÈK 85
XXIX. BOK SROU (Chanson pour piler le riz) 86
XXX. KONCHANH CHÈK (Grenouille verte) 87
XXXI. A‑LÊ 89
XXXII. LOLOK SAR LEO (Tourterelle blanche du Laos) 91
XXXIII. PUM NOL 92
XXXIV. PRA KOM (Invitation des génies) 93
XXXV. KHLONG BANDÈT 95
XXXVI. ROMPÈ (La Mouette) — KROM NÉAI (Au loin) — SOM NAT (Herbes flottantes) 97
XXXVII. SDÈCH PHTOM (Le Roi dort) 101
XXXVIII. SDÉCH DAR (Voyage du Roi) 103
XXXIX. SÔMPONG (Fille publique) 105
XL. NÉAC PÉON 107
XLI. SARÔMÈ 109
XLII. PHAT CHÉAI — KANG SOI 111
XLIII. SÔ-REN 113
XLIV. MON-RO-NGEAO (Chant du coq) 117
XLV. KANLANG THÔNG 119
XLVI. BAI KHON CHANG DAY 122
XLVII. PREY È KAT (Forêt de l’Est) 124
XLVIII. DOMREY YOL DAY (L’éléphant balance sa trompe) 126
XLIX. LOLOK SAR KHMER (Tourterelle blanche du Cambodge) 128
L. KHLONG 131
LI. BARANG SRAO PUA (Français tirant un câble) 133
Lll. SRACA KEO ( Le merle) 135
LIII. SAN THUK PHCOR KREOM (Le tonnerre gronde fortement) 137
A French official in Indochina, Albert Edouard Lazare Tricon (1867, Marseille — ?) served as “Président de la Cour d’Appel” (President of the Appeal Court) in Saigon, “Procureur du Tribunal de 1ere instance” (Public Prosecutor) in Phnom Penh , and as “Conseiller à la Cour” (King’s Counsel) in Cambodia. He was granted with the Légion d’Honneur in 1924.
Founder of the “Société des Études indochinoises”, he was the vice-chairman of Phnom Penh Cercle Colonial.
Charles Bellan
A French administrative officer in the 1920s, Charles Bellan served as “Résident” (Governor-Delegate) of Kompong Speu Province, “Administrateur des Services Civils de l’Indochine” et “Résident de France” in Cambodia during 25 years.
He authored a novel, Fleur de Lotus (Lotus Flower), published in Paris in 1924. He also wrote on Khmer and Annamite linguistics and folk culture, as well as a political essay, Le Crime colonial, and another “Cambodian novel” (roman cambodgien), L’eau du serment. In 1921, Charles Bellan filed a complaint against Resident-General François Baudoin, whom he accused of prevarication, forgery and fraud, torture and even murder. He made his case in Vérité! Faux…, Tortures…, Assassinats…impunis en Indochine (affaire Baudoin, etc) [self-publication, 1924].