Brève et véridique relation des évènements du Cambodge
by Gabriel Quiroga de San Antonio & Antoine Cabaton
One of the first accounts of Angkor and the surrounding Kingdom of Cambodia by a Western traveler.

- Formats
- ADB Physical Library, paperback
- Publisher
- Editions Ernest Leroux, Paris
- Edition
- "Les derniers Conquistadores, la non-conquête du Cambodge", Editions Anacharsis, Toulouse, 2009
- Published
- 1913
- Pages
- 149
- ISBN
- 978-2-91477-544
- Languages
- French, Spanish
Gabriel de san Antonio’s Breve y verdadera relación de los successos del Reino de Camboxa (San Pablo de Valladolid, 1604) gives us:
- a relation of the failed military attempt to topple the Cambodian autorities by Spanish adventurers Blas Ruis and Diego Belloso, supported by Spanish troops sent from Manila under the command of General Juan Suárez de Gallinato.
- an important insight into the military and political situation on the territory now known as Cambodia, with the Siamese forces pushing to the northeast, the Cambodian king retreating to Laos, the turmoil in the southern parts of the country
- a first-hand description of Angkor at the end of the 16th century, showing that the Angkorian capital city still retained enough splendor to impress the Dominican priest:
En el año de 1560 se descubrió en este reino una ciudad nunca antes vista ni conocida de los naturales: esta ciudad está en la playa del río Meccon, ciento y setenta leguas de la mar llega a ella las crecientes y mareas de este río, como a Sevilla las de Guadalquivir, es de maravillosa hechura, tiene un muro muy fuerte de piedra, que en redondo tiene cuatro leguas, cuatro brazas de ancho, y cinco de alto, está lleno de almenas, y las almenas están muy espesas, y en ellas están pintados elefantes, onzas, tigres, leones, águilas, y perros: tiene muchos escudos y letreros que no se conoce ni entienden: las casas son de piedra muy hermosas, repartidas en calles con mucho orden, y la labor de sus portadas y patios, salas y cámaras, parece Romana. Hay muchas fuentes y caños para la limpieza, y a trechos están repartidos algunas pagodas, y plazas sobre el río Meccon tiene un puente de setenta pilares, son muy altos, y el puente no es muy ancho. Remedan los pilares a los cuerpos de los gigantes y rematan en cabezas y manos que la sustenta. El antepecho tiene más de una vara en alto, y a trechos tiene bolas mezcladas como pirámides en que se remata. Hay en esta ciudad cinco torres, y por remate de cada una de ellas está una bola de bronce dorada…
- an assessment of the natural and human resources of Cambodia, with the notation that “the country is rich enough to attract Chinese and Japanese merchants”. In one aside, de San Antonio even claims that Angkor was “built by the Jews, who are numerous and thriving in the Kingdom of China”. Stressing the country’s prosperity was in phase with the author’s intent to convince the King of Spain that a new (and not botched, this time) military intervention would benefit the Catholic kingdom.
This is the French translation established from the original Spanish text by erudite Antoine Cabaton and initially published in 1914. The edition under the title “Les derniers conquistadors” was issued in 2009 in Toulouse, France.
More on the subject:
- María del Pilar Cabañas Moreno, Eruditos, misioneros y mártires. Libros sobre Oriente, Tesoros de la colección Francisco Guerra en la Biblioteca Complutense, 2007 (in Spanish). See the document here.
- Cesáreo Fernández Duro, Los Españoles en Camboya y Siam, Blas Ruiz y Diego Belloso (1582−1594), Sociedad Geográfica Española, 2008 (in Spanish), see here.


- More about Gabriel Quiroga: “Padre fray GABRIEL DE SAN ANTONIO, de la orden
de San Domingo, de la provincia del Santissimo Rosario de Filipinas, hijo del convento de Ocana “· Mort près de Mexico en 1608. Prédicateur attitré du couvent de Guadalajara, il s’embarqua à Séville le 15 juillet 1594 pour les Philippines, par la voie d’Amérique. Il séjourna quatre mois à Mexico et débarqua à Cavite le 10 juin 1595. Il voulait évangéliser les Chinois de Binondoc. Désolé de né pouvoir apprendre leur langue, après avoir prêché quelque temps à la cathédrale de Manille, il remplit les fonctions de confesseur auprès du lieutenant-gouverneur des Philippines, don ANTONIO DE M0RGA. II avait été auparavant chargé par le gouverneur don Pérez GOMEZ DE LAS MARINAS de réunir les fonds nécessaires pour une expédition militaire au Cambodge. ANTONIO DE MORGA envoya GABRIEL DE SAN ANTONIO en Espagne, par la voie de Malaca et de l’Inde, pour exposer à PHILIPPE II l’intérêt qu’il y aurait à conquérir le Cambodge et les pays voisins. II quitta Manille en 1598, passa à Bintan et arriva à Malaca où il séjourna deux ans, puis se rendit à Goa où il débarqua le 1er janvier 1601 après avoir visité les Nicobar, Ceylan, Nagapatam, etc … Il né partit de Goa qu’en 1603 et débarquait en Espagne six mois plus tard pour y plaider la cause du Cambodge. Au sein du Conseil des Indes, sa cause fut soutenue par une partie de la noblesse à laquelle il appartenait et le puissant ordre de Saint-Dominique. Elle était sourdement combattue par les Jésuites et les Augustins, jaloux des Dominicains. D’une activité infatigable, fray GABRIEL avait même trouvé le chef souhaité pour la nouvelle aventure : le comte DE BAILEN, très riche, brave et très pieux. Il mourut subitement. C’est alors, dit Ant. CABATON, que se présenta pour le remplacer le capitame PEDRO SEVIL DE GuARDA (voir ce nom), un des survivants de la première expédition avec DIEGO BELLOSO. [Source: Cabaton-Brébion, Dictionnaire bibliographique] - More about Diego Belloso: “Natif d’Amarante (Portugal). Tué par la Garde royale du Cambodge,
fév. 1598 à Chordemuco (Phnom Penh). Capitaine et aventurier portugais. Il arriva au Cambodge en 1581 OU 1582 à la Cour du roi PRAHUNCAR OU APRAM LANGARA (sans doute PRAH ALAMKARA ou PoNHA TAM), qui, menacé d’être attaqué dans Lovêk par les Siamois, envoya (1588) son confident, auquel il avait fait épouser une de ses cousines, solliciter le secours des Portugais de Malaca. Ceux-ci furent dans l’impossibilité de porter secours au roi khmer. BELLOSO rejoignit alors à Manille BLAS RUIZ DE HERNAN GONZALEZ, aventurier espagnol arrivé, lui aussi, à la Cour de PRAHUNCAR LANGARA et par lui envoyé avec quelques autres réfugiés en ambassade à Manille y solliciter assistance contre le Siam. Lorsque BELLoso et une poignée d’aventuriers rentrèrent au Cambodge, Lovêk avait été pris par les Siamois, PRAHUNCAR chassé par un usurpateur, son neveu CHUNG-PREY, s’était enfui au Laos. Les Espagnols allèrent l’y rejoindre. Mais en divers combats ils furent tous faits prisonniers par les Siamois. BELLoso, ménagé avec grand soin par ceux-ci, fut par eux envoyé à Manille pour solliciter l’amitié des Espagnols en faveur du Siam. Il arriva à Manille en mêtne temps que BLAS RUIZ, lequel avait réussi avec ses compagnons à massacrer l’équipage siamois de la jonque sur laquelle ils étaient prisonniers et grâce à elle avaient pu gagner les Philippines. BELLOSO plaida en faveur du Cambodge et, soutenu par les Dominicains, obtint du gouverneur, Luiz PEREZ DAS MARINAS, un secours de cent-vingt soldats espagnols sous les ordres du général GALLINATO. Il partit en 1595 pour rétablir PRAHUNCAR LANGARA et châtier les actes des pirates du Champa. Quarante Castillans avec BLAS RUIZ et BELLOSO surprirent à 2 heures du matin, et tuèrent, l’usurpateur dans son palais; et, par l’Annam, obligés qu’ils furent de fuir, ils allèrent chercher le roi légitime. PRAHUNCAR et son fils ainé étant morts, son ms cadet fut proclamé à Sistor (Srey Santhor). Mais les aventuriers se divisèrent, le général GALLINAT01 avec la plus grande partie de ses hommes; s’en fut guerroyer au Champa, laissant le jeune souverain mal affermi avec la petite bande d’étrangers imprudents qui excitaient contre eux la jalousie et la défiance des Cambodgiens. Diego BELLOSO et BLAS Ruiz demandèrent encore du secours à Manille. Les Dominicains et LUis PEREZ DAS MARINAS forcèrent le lieutenant général ANTONIO DE MoRGA, qui avait désapprouvé la première expédition, à envoyer un détachement de deux cents hommes sous Je commandement de LUis PEREZ qui payait les frais de ces troupes. Or cette expédition fut jetée par la tempête sur les côtes de Chine et Y eut à subir mille traverses. N’ayant aucune nouvelle de ce qui lui était advenu et très inquiet sur son sort à Manille, le lieutenant général envoya, en 1599, une petite expédition à sa recherché. Cette dernière arriva au Cambodge, et c’est alors que la garde royale composée de Malais et de Chams musulmans qui haïssaient les Européens arrogants et avides qui avaient pris leur place à la Cour, soudoyés par le Cham PoRAT et un Malais de Johore, I’Okhna LAKSAMANA, les Chinois, les Chams et les Malais se jetèrent à l’improviste sur les Espagnols qui se virent massacrés et brulés sur leurs vaisseaux à Phnom Penh. BELLOSO et BLAS RUIZ, arrivés de Srey Santhor avec une faible troupe, périrent en essayant de sauver leurs compatriotes.” [source: Cabaton-Brébion, Dictionnaire bibliographique]
Tags: Spanish explorers, Siam, decline and fall, Jews, Catholic proselytism, colonization, translations, Portuguese explorers, Portuguese missionaries, Spanish missionaries, Dominicans, Lovek, Srei Santhor, Phnom Penh, Chaktomuk, 16th century, 17th century, Queens & Kings of Cambodia
About the Author

Gabriel Quiroga de San Antonio
Fray Gabriel de San Antonio (1565?-1608) was a Dominican priest who wrote about the expansion of Spanish colonial endeavors in South East Asia, and counted among the first European visitors to Angkor.
Hailing from the nobiliary, he studied theology in Ocaña and Salamanca Dominican convents before becoming a preacher in Guadalajara and applying to the “Fourth Dominican mission to the Far East” (“quarta misión dominica a Oriente”).
Sent to Manila (via Mexico) in 1594, Fray Gabriel acted as private confessor to Vice-Governor Antonio de Morga in the Philippines. His attempts to convert to Catholicism the local Chinese population remained mostly unsuccessful.
In 1598, on his way back to Spain, he made a stopover in Cambodia, experience that led him to lobby for more further military expeditions in order to capture the weakened Kingdom and “its invaluable wealth”.
The relation of this visit, “Breve y verdadera relación de los successos del Reyno de Camboxa”, was published in San Pablo de Valladolid in 1604.
About the Translator

Antoine Cabaton
French philologist, translator and historian Antoine Cabaton (11 Dec.1863, Nérondes, France ‑1942, Nice, France) was a philologist, translator (from Spanish and Dutch) and historian, one of the founders of the Insulindian studies in the Western world who contributed to the development of the historical research on Cambodia and Champa.
After studying medecine and briefly working in a pharmacy, Cabaton devoted himself to Orientalist and Philology studies. As Louis Finot’s personal secretary, he was actively involved in the foundation of Ecole Francaise d’Extreme-Orient (EFEO). In 1901, he married Lucie Camus, a young historian and former student of Jean Jaurès.
He studied Sanskrit under the mentorship of Prof. Sylvain Lévi before becoming archivist for the French National Library (Bibliothèque Nationale de France), Cabaton taught the Malay language as a professor at Ecole des langues orientales, Paris, from 1920 to 1933. He has extensively studied the Cham culture, language and traditions, Islam in Southeast Asia as well as Spanish sources on ancient Southeast Asia. In 1910 – 1913, he was sent by the National Library to Spain, Portugal, Italy and the Netherlands to prospect documents on the history of Cambodia and Champa in the 16th and 17th centuries through the archives of these respective countries.
After staying in Indochina from 1897 to 1898, and again from 1901 to 1906, he directed the creation of Khmer, Cham and Bengali font types for Paris Imprimerie Nationale, publishing in collaboration with Etienne Aymonier the noted Dictionnaire Cam-Français (EFEO, 1906). Cabaton also completed and published posthumously for Antoine Brébion (1857−1917) his monumental Dictionnaire de bio-bibliographie générale, ancienne et moderne (Annales de l’Academie des Etudes Coloniales, Vol. VIII, SEGMC, Paris).
He also translated history volumes on the Muslim world from Dutch to French, such as Heilige oorlog made in Germany; Eenige Arabische strydschriften besproken; De opstand in Arabie; and Snouck Hurgronje De Islam in Nederlandsch Indië. After receiving the Legion d’Honneur in 1920, he retired on the French Riviera, with only one (major) publication in his later years, Antoine Brébion’s Dictionnaire de bio-bibliographie générale, ancienne et moderne de l’Indochine française [Dictionary of Ancient and Modern Bio-Bibliography of French Indochina] (1935).
Selected Publications
- Nouvelles recherches sur les Chams, Paris, E. Leroux, PEFEO 2, 1901.
- La transcription du cam, Mémoires de la Societe de linguistique (MSL), T. XIII, 1903.
- “Un abrégé malais du catéchisme musulman”, T’oung Pao, 1903.
- “Une traduction malaise de la ‘Aqidah d’Al-Senusi”, Journal Asiatique (JA), 1904.
- L’inscription chame de Biên·Hoà, BEFEO IV, 1904, p. 607.
- Les Chams de l’Indochine (Extrait de la Revue coloniale), Paris, A. Challamel, 1905.
- “Dix dialectes indochinois. Étude linguistique et géographique”, JA, 1905.
- [with E. Aymonier] Dictionnaire cam-français, Paris, E. Leroux, 1906.
- Les papiers scientifiques de Landes, JA, 1906.
- ‘Annam’; ‘Calendar (lndo-Chinese)’; ‘Cambodia’; ‘Cham’; ‘lndo·China (Savages races)’, entries in Encyclopaedia of Religion and Ethics, J. Hastings ed, [from] 1908.
- “Quelques documents espagnols et portugais sur l’Indochine aux XVIe et XVIIe siècles”, JA, 1908.
- Les Indes néerlandaises, Paris, E. Leroux, 1910.
- “La vie domestique au Cambodge”, Revue Indochinoise (RI) XII‑2, Feb. 1910, p. 103 – 117.
- Java, Sumatra and the other islands of the Dutch East lndies, London, 1911; repr. New York, Charles Scribner’s Sons, 1914, [preface by Bernard Miall], 392 p.
- Note sur les sources européennes de l’histoire de l’Indochine, Bulletin de la Commission archéologique de l’Indochine V, 1911.
- Conférences publiques sur l’Indochine à l’Ecole coloniale, année scolaire 1911 – 1912, Paris, Chaix, 1912.
- Catalogue des manuscrits sanskrits, palis, indiens, indochinois et malayo-polynésiens de la Bibliothèque nationale, Paris, 1912.
- “Les Malais de l’Indochine francaise, moeurs et coutumes”, RI XVIII‑8, Jul.-Aug. 1912, p. 161 – 171.
- Missions en Espagne, Portugal, Italie et Hollande, à l’effet de rechercher dans les Archives d’Espagne et de Portugal des documents relatifs à l’histoire du Cambodge et du Champa au XVIe et au XVIIe siècle, Rapports, 1910 – 1913.
- L’Espagne en Indochine à la fin du XVIe siècle, Revue d’Histoire des Colonies françaises (RHCF), 1913.
- The races and peoples of lndo·China, London, 1913.
- [ed. and tr.] Brève et véridique relation des événements du Cambodge par Gabriel Quiroga de San Antonio, Paris, E. Leroux, 1914. | repr. as Les derniers Conquistadores, la non-conquête du Cambodge, Editions Anacharsis, Toulouse, 2009. | ENG A Brief and Truthful Relation of Events in the Kingdom of Cambodia, tr. by Walter E. J. Tips, Bangkok, White Lotus Press, 1998, 186 p.
- [ed. and tr.] Le Mémorial de Pedro Sevil à Philippe III sur la conquête de l’Indochine (1603), Bulletin de la Commission archeologique de l’Indochine, 1916.
- “Les Hollandais au Cambodge au XVIIe siècle”, RHCF, 1917.
- Les Hollandais au Cambodge et au Laos au XVIIe siècle, Leyde, 1919.
- “L’Islam dans l’Indochine française”, in Encyclopédie de l’Islam, 1920.
- [posthumous ed. of Antoine Brébion’s] Dictionnaire de bio-bibliographie générale, ancienne et moderne de l’Indochine française, Paris, Annales de l’Académie des Sciences Coloniales n. 8, Société d’Editions Géographiques et Maritimes, 1935, 453 p.
